09.06.2008
chemins
La vie est remplie de pépins
Et dans la vie il faut souffrir
Heureusement j’ai mon pote Robin
C’est un de mes potes avec qui j’ai des délires
Mais dans la vie y’a aussi des putains
Y’en n’a pas beaucoup qui redonnent le sourire
Et quand on grandit on prend tous un chemin
Alors tu te retrouves seul et ça c’est pire
Que les gens qui te connaissent et qui ne te serrent plus la main.
M, 14 ans
10:38 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.05.2008
Quand Kader devient papa
Le jour de l’accouchement, Kader est à son misérable travail de gardien d’université. C’est un soir de Ramadan, Kader s’impatiente de rentrer à la maison pour enfin manger et boire. Quand il rentre, sa femme et la mère de Kader sont en train de préparer la table. Soudainement, sa femme s’assoit et pousse un cri. Elle a très mal, elle ne peut plus marcher. Kader, jeune et sans expérience, ne sait plus quoi faire. Il a peur. Et dire que lui, un mois avant, sortait de prison pour l’agression d’un mec qui lui devait de l’argent. Il appelle un taxi et dit à sa mère de ne pas s’inquiéter, qu’elle reste à la maison pour manger.
Il monte à l’hôpital le ventre vide, il ne sait pas quoi faire, il ne sait pas s’il doit être heureux ou malheureux. Devant la salle d’accouchement, le temps semble passer trop lentement. Il veut fumer mais n’a pas le droit. Il a peur pour sa femme, l’incompétence des docteurs et de l’hôpital de son pays. Sa mère l’appelle pour prendre des nouvelles mais il n’en a toujours pas. Il n’y a rien.
Six heures après, le docteur sort enfin et lui permet de rejoindre sa femme.
Quand il rentre dans la chambre, il les voit tous les deux. Il voit son fils.
Il est très heureux.
Voilà ce qu’il voudrait dire à son fils :
Mon fils,
Si tu peux ne pas faire comme moi,
Si tu peux prendre exemple sur les savants,
Si tu travailles à l’école,
Si tu te défends sans te laisser faire,
Si tu choisis bien tes amis,
Si tu sais compter sur toi-même,
Si tu prends l’Islam comme emblème
Si tu réfléchis avant d’agir
Si tu sais fonder une famille et les rendre heureux,
Tu seras ce que moi je ne suis pas,
Un homme digne.
18:18 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.05.2008
le début et la fin de Kader
A sept mois dans le ventre de sa mère, Kader s’appelle Lola. Personne dans son entourage ne s’attend à voir un bébé de sexe masculin. Tous les docteurs se sont trompés dans leur diagnostic. Kader est attendu comme une fille dont personne ne veut parce que tout le monde voulaient un garçon. Le jour de sa naissance, la famille pense que les docteurs se sont trompés dans les bébés mais non c’est bien leur fils, et un fils très inattendu.
Cent ans. Kader aurait pu avoir cent ans aujourd’hui s’il n’avait pas gâché sa vie, s’il n’avait pas bousillé son corps, s’il n’avait pas bousillé son cœur. Quand il était jeune, Kader pétait la forme, il avait une énergie incroyable, mais il a tout gâché en fumant et en sombrant dans l’alcool. Kader est mort à l’âge de 60 ans d’un cancer du poumon. Kader a gâché quarante ans de plus en fumant et en se droguant. C’est très malheureux.
08:39 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.05.2008
Histoire de Kader, la suite
Quand Kader est entré en prison, il était mâture en âge mais il ne réfléchissait toujours pas. Le premier soir, il avait regretté son lit, et sa mère qui rentrait tous les jours en l’engueulant pour ranger sa chambre. Sa chambre à lui puait les chaussettes mais la cellule empestait la merde et la pisse. Il faisait froid, la fenêtre n’avait même pas de vitre, le froid rentrait le matin et le soleil aussi. Il était seul, il dormait mal, il se réveillait mal. Il se sentait inutile, il était blasé de tout. Il rêvait du paradis et commençait à prier, il rêvait de rejoindre son père, il rêvait d’une vie avec la paix. Un matin, Kader se suicide et voit les anges mais un coup de théâtre inattendu arrive. Sa fiancée vient le voir, elle a l’air heureuse, elle croit qu’elle a trouvé un mec bien avec Kader. Elle lui dit quelque chose que Kader n’oubliera jamais. Cette chose là, c’est : " je suis enceinte de toi ". Kader retrouve la joie de vivre, le temps semble moins long. Il est très fier de devenir père, il veut devenir responsable de la vie qui est entre ses mains.
Mounir
17:59 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.04.2008
Haïku du jour
Un bisou tendre
La pluie qui tombe
Comme une torture
Emilie
13:02 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.04.2008
un jour, une vie
La vie de Kader, sur les traces de Grand Corps Malade (Midi 20) :
Sa vie commence à 7h30.
Kader prend son cartable à 7h50.
Va à l’école en entendant les oiseaux qui chantent.
A 8h00 apprend l’alphabet,
A 8h30, il en a marre alors il se barre du bahut pour aller zoner.
Il avait du potentiel et aurait pu créer Internet.
Mais il préfère rester dans la rue pour fumer des cigarettes.
A 9h30, Kader est adolescent,
Et va de plus en plus vers le mauvais sens,
A 10h il va à la prison,
Et commence à regretter le bon temps,
A 11h commence à manquer d’argent
Alors commence à faire du sale boulot qui lui rapporte 10 francs
A 12h Kader a déjà 20 ans,
Et continue toujours à taper dans le ballon.
13:31 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
le monde de Kader
Sur les traces de Sinik (Mots pour maux)
Les armes maintenant n’importe qui en porte
Les jeunes comme Kader s’en servent pour poser des carottes.
La drogue, dans le quartier de Kader, elle fait des ravages
Pour en avoir, y’en qui sont prêts à retourner en esclavage.
L’alcool est un crime chez les musulmans
Mais malheureusement, y’en de moins en moins qui lisent le Coran.
La mort tape toujours chez les gens les plus droits,
Alors dès fois Kader se demande pourquoi la vie est comme ça.
Les flics et les pauvres ne se comprennent pas,
Alors ils se causent des tords, pourquoi ils discutent pas ?
Les filles respectueuses sont en voie de disparition,
Et carottent et manipulent les bouffons.
Le fric c’est la chose qui manque chez Kader,
S’il n’avait pas arrêté l’école, il aurait pu être ingénieur.
La haine, ils en ont tous dans le cœur,
Ils auraient préféré ne pas être des malfaiteurs.
La paix c’est l’argent et l’argent c’est la richesse,
Mais là-bas ils vivent tous sous le seuil de la tristesse.
La famille, c’est la chose qui reste à Kader,
Les amis vont et viennent comme la mer.
13:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.04.2008
L'ultima verba
Imaginez la mort de votre personnage...
- Il meurt d’une crise cardiaque à 199 ans. Il dit qu’il faut être heureux parce que la vie est courte. Stéphanie
- Il meurt à 150 ans, pendu. Il dit " je vous aime, à part toi, salope. " Alexandre
- Il meurt à 52 ans d’un cancer généralisé qui a commencé par un cancer de l’utérus. Il dit : je vais retrouver ma maman. Sophie
- Elle est immortelle. Elle est juste fatiguée et un soir, elle ira se coucher. Peut-être qu’elle ne se réveillera pas. Elle dira juste " Tchao ! ". Sylvie
12:49 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
08.04.2008
Conseils à un tas de jeunes gens
Après Bukowski, quelques conseils de quelques ados du service à un tas de jeunes gens :
fume ta vie avant qu’elle te fume
ne danse jamais la tektonik
fais l’amour, au moins une fois
lave-toi dans une baignoire en or
tue-toi
fais tout ce que tu voudras, tant que ça fait de mal à personne
rêve ta vie
fugue autant qu’il le faudra
12:36 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.04.2008
L'histoire de Kader
On commence par créer un personnage, faire son portrait, bientôt, on inventera son histoire, une aventure...
C’est un garçon de 20 ans, élégant, très fort et respecté, la peau mate, les yeux noirs, le corps bien bâti, les cheveux courts, très gentil et très calme, à la recherche d’une femme.
Il s’appelle Kader et il est maghrébin.
S’il était un animal, il serait un taureau.
Il vit en Algérie dans un bâtiment pauvre. Il voit tous les matins le bâtiment en face et les containers de poubelles dans la cour. Et les petits tous les matins en train de s’amuser dehors.
Il vit avec sa mère et sa grande sœur. Il a une cachette derrière son lit où il cache un petit cahier avec les numéros des filles qu’il obtient tous les jours dehors, et une autre cachette dans son placard entre les habits où il cache ses économies. Il vole un peu d’argent à sa mère et en faisant des affaires dehors.
Il se lève tous les jours à midi, il mange, il se fait engueuler par sa mère qui en a marre qu’il ne fasse rien. Il sort dehors avec ses potes et il se met dans un coin dans la rue. Il passe ses journées à regarder passer les voitures et à draguer les filles.
J’ai souvent envie de lui dire : Essaie de changer de vie, de venir en France, arrête de chercher la femme de ta vie et trouve un travail avant, sois responsable, va priez, fais-toi un bel avenir et ta future femme, fais bien gaffe à elle.
Mounir
13:12 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
