27.10.2009

casser la langue

 

« Comment peut-on lire de l’illisible, comment peut-on ainsi « casser » la langue – on dit de Joyce qu’il a « cassé » la langue anglaise – comment peut-on, aussi passionnément que Lacan, chercher à la casser ? À ces trois questions, une réponse : l’amour de la langue. Un amour de la langue qui, inversement à l’amour de l’image – Narcisse en tant que tel n’a pas d’au-delà du miroir où il se mire et où son amour le voue à disparaître – projette le sujet du côté non de la disparition, mais de l’absence, vers le pays où l’on n’arrive jamais. »

 

Bernard Brémond

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