27.05.2008
Quand Kader devient papa
Le jour de l’accouchement, Kader est à son misérable travail de gardien d’université. C’est un soir de Ramadan, Kader s’impatiente de rentrer à la maison pour enfin manger et boire. Quand il rentre, sa femme et la mère de Kader sont en train de préparer la table. Soudainement, sa femme s’assoit et pousse un cri. Elle a très mal, elle ne peut plus marcher. Kader, jeune et sans expérience, ne sait plus quoi faire. Il a peur. Et dire que lui, un mois avant, sortait de prison pour l’agression d’un mec qui lui devait de l’argent. Il appelle un taxi et dit à sa mère de ne pas s’inquiéter, qu’elle reste à la maison pour manger.
Il monte à l’hôpital le ventre vide, il ne sait pas quoi faire, il ne sait pas s’il doit être heureux ou malheureux. Devant la salle d’accouchement, le temps semble passer trop lentement. Il veut fumer mais n’a pas le droit. Il a peur pour sa femme, l’incompétence des docteurs et de l’hôpital de son pays. Sa mère l’appelle pour prendre des nouvelles mais il n’en a toujours pas. Il n’y a rien.
Six heures après, le docteur sort enfin et lui permet de rejoindre sa femme.
Quand il rentre dans la chambre, il les voit tous les deux. Il voit son fils.
Il est très heureux.
Voilà ce qu’il voudrait dire à son fils :
Mon fils,
Si tu peux ne pas faire comme moi,
Si tu peux prendre exemple sur les savants,
Si tu travailles à l’école,
Si tu te défends sans te laisser faire,
Si tu choisis bien tes amis,
Si tu sais compter sur toi-même,
Si tu prends l’Islam comme emblème
Si tu réfléchis avant d’agir
Si tu sais fonder une famille et les rendre heureux,
Tu seras ce que moi je ne suis pas,
Un homme digne.
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14.05.2008
le début et la fin de Kader
A sept mois dans le ventre de sa mère, Kader s’appelle Lola. Personne dans son entourage ne s’attend à voir un bébé de sexe masculin. Tous les docteurs se sont trompés dans leur diagnostic. Kader est attendu comme une fille dont personne ne veut parce que tout le monde voulaient un garçon. Le jour de sa naissance, la famille pense que les docteurs se sont trompés dans les bébés mais non c’est bien leur fils, et un fils très inattendu.
Cent ans. Kader aurait pu avoir cent ans aujourd’hui s’il n’avait pas gâché sa vie, s’il n’avait pas bousillé son corps, s’il n’avait pas bousillé son cœur. Quand il était jeune, Kader pétait la forme, il avait une énergie incroyable, mais il a tout gâché en fumant et en sombrant dans l’alcool. Kader est mort à l’âge de 60 ans d’un cancer du poumon. Kader a gâché quarante ans de plus en fumant et en se droguant. C’est très malheureux.
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06.05.2008
Histoire de Kader, la suite
Quand Kader est entré en prison, il était mâture en âge mais il ne réfléchissait toujours pas. Le premier soir, il avait regretté son lit, et sa mère qui rentrait tous les jours en l’engueulant pour ranger sa chambre. Sa chambre à lui puait les chaussettes mais la cellule empestait la merde et la pisse. Il faisait froid, la fenêtre n’avait même pas de vitre, le froid rentrait le matin et le soleil aussi. Il était seul, il dormait mal, il se réveillait mal. Il se sentait inutile, il était blasé de tout. Il rêvait du paradis et commençait à prier, il rêvait de rejoindre son père, il rêvait d’une vie avec la paix. Un matin, Kader se suicide et voit les anges mais un coup de théâtre inattendu arrive. Sa fiancée vient le voir, elle a l’air heureuse, elle croit qu’elle a trouvé un mec bien avec Kader. Elle lui dit quelque chose que Kader n’oubliera jamais. Cette chose là, c’est : " je suis enceinte de toi ". Kader retrouve la joie de vivre, le temps semble moins long. Il est très fier de devenir père, il veut devenir responsable de la vie qui est entre ses mains.
Mounir
17:59 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
