06.05.2008

Histoire de Kader, la suite

Quand Kader est entré en prison, il était mâture en âge mais il ne réfléchissait toujours pas. Le premier soir, il avait regretté son lit, et sa mère qui rentrait tous les jours en l’engueulant pour ranger sa chambre. Sa chambre à lui puait les chaussettes mais la cellule empestait la merde et la pisse. Il faisait froid, la fenêtre n’avait même pas de vitre, le froid rentrait le matin et le soleil aussi. Il était seul, il dormait mal, il se réveillait mal. Il se sentait inutile, il était blasé de tout. Il rêvait du paradis et commençait à prier, il rêvait de rejoindre son père, il rêvait d’une vie avec la paix. Un matin, Kader se suicide et voit les anges mais un coup de théâtre inattendu arrive. Sa fiancée vient le voir, elle a l’air heureuse, elle croit qu’elle a trouvé un mec bien avec Kader. Elle lui dit quelque chose que Kader n’oubliera jamais. Cette chose là, c’est : " je suis enceinte de toi ". Kader retrouve la joie de vivre, le temps semble moins long. Il est très fier de devenir père, il veut devenir responsable de la vie qui est entre ses mains.

Mounir

29.04.2008

Haïku du jour

Un bisou tendre

La pluie qui tombe

Comme une torture252519299.JPG

Emilie

28.04.2008

un jour, une vie

La vie de Kader, sur les traces de Grand Corps Malade (Midi 20) :

 

Sa vie commence à 7h30.

Kader prend son cartable à 7h50.

Va à l’école en entendant les oiseaux qui chantent.

A 8h00 apprend l’alphabet,

A 8h30, il en a marre alors il se barre du bahut pour aller zoner.

Il avait du potentiel et aurait pu créer Internet.

Mais il préfère rester dans la rue pour fumer des cigarettes.

A 9h30, Kader est adolescent,

Et va de plus en plus vers le mauvais sens,

A 10h il va à la prison,

Et commence à regretter le bon temps,

A 11h commence à manquer d’argent

Alors commence à faire du sale boulot qui lui rapporte 10 francs

A 12h Kader a déjà 20 ans,

Et continue toujours à taper dans le ballon.

le monde de Kader

Sur les traces de Sinik (Mots pour maux) 

 

 Les armes maintenant n’importe qui en porte

Les jeunes comme Kader s’en servent pour poser des carottes.

 

 

La drogue, dans le quartier de Kader, elle fait des ravages

Pour en avoir, y’en qui sont prêts à retourner en esclavage.

 

 

L’alcool est un crime chez les musulmans

Mais malheureusement, y’en de moins en moins qui lisent le Coran.

 

 

La mort tape toujours chez les gens les plus droits,

Alors dès fois Kader se demande pourquoi la vie est comme ça.

 

 

Les flics et les pauvres ne se comprennent pas,

Alors ils se causent des tords, pourquoi ils discutent pas ?

 

 

Les filles respectueuses sont en voie de disparition,

Et carottent et manipulent les bouffons.

 

 

Le fric c’est la chose qui manque chez Kader,

S’il n’avait pas arrêté l’école, il aurait pu être ingénieur.

 

 

La haine, ils en ont tous dans le cœur,

Ils auraient préféré ne pas être des malfaiteurs.

 

 

La paix c’est l’argent et l’argent c’est la richesse,

Mais là-bas ils vivent tous sous le seuil de la tristesse.

 

 

La famille, c’est la chose qui reste à Kader,

Les amis vont et viennent comme la mer.

 

09.04.2008

L'ultima verba

Imaginez la mort de votre personnage... 

 

- Il meurt d’une crise cardiaque à 199 ans. Il dit qu’il faut être heureux parce que la vie est courte. Stéphanie

 

- Il meurt à 150 ans, pendu. Il dit " je vous aime, à part toi, salope. " Alexandre

 

- Il meurt à 52 ans d’un cancer généralisé qui a commencé par un cancer de l’utérus. Il dit : je vais retrouver ma maman. Sophie

 

- Elle est immortelle. Elle est juste fatiguée et un soir, elle ira se coucher. Peut-être qu’elle ne se réveillera pas. Elle dira juste " Tchao ! ". Sylvie

08.04.2008

Conseils à un tas de jeunes gens

Après Bukowski, quelques conseils de quelques ados du service à un tas de jeunes gens :

fume ta vie avant qu’elle te fume

ne danse jamais la tektonik

fais l’amour, au moins une fois

lave-toi dans une baignoire en or

tue-toi

fais tout ce que tu voudras, tant que ça fait de mal à personne

rêve ta vie

fugue autant qu’il le faudra

 

07.04.2008

L'histoire de Kader

On commence par créer un personnage, faire son portrait, bientôt, on inventera son histoire, une aventure...

C’est un garçon de 20 ans, élégant, très fort et respecté, la peau mate, les yeux noirs, le corps bien bâti, les cheveux courts, très gentil et très calme, à la recherche d’une femme.

Il s’appelle Kader et il est maghrébin.

S’il était un animal, il serait un taureau.

Il vit en Algérie dans un bâtiment pauvre. Il voit tous les matins le bâtiment en face et les containers de poubelles dans la cour. Et les petits tous les matins en train de s’amuser dehors.

Il vit avec sa mère et sa grande sœur. Il a une cachette derrière son lit où il cache un petit cahier avec les numéros des filles qu’il obtient tous les jours dehors, et une autre cachette dans son placard entre les habits où il cache ses économies. Il vole un peu d’argent à sa mère et en faisant des affaires dehors.

Il se lève tous les jours à midi, il mange, il se fait engueuler par sa mère qui en a marre qu’il ne fasse rien. Il sort dehors avec ses potes et il se met dans un coin dans la rue. Il passe ses journées à regarder passer les voitures et à draguer les filles.

J’ai souvent envie de lui dire : Essaie de changer de vie, de venir en France, arrête de chercher la femme de ta vie et trouve un travail avant, sois responsable, va priez, fais-toi un bel avenir et ta future femme, fais bien gaffe à elle.

Mounir

Je me souviens...

Je me souviens de l’école en Algérie.

Je me souviens de la finale de la coupe du monde.

Je me souviens de mon grand frère qui me coupait les cheveux.

Je me souviens de mon papy quand il venait avec les courses.

Je me souviens du ramadan là-bas.

Je me souviens du jour où j’ai pris le bateau pour venir en France.

Je me souviens la beauté et le changement de paysage. L’Espagne, la France.

Je me souviens du jour où j’ai revu mon oncle.

Je me souviens quand je suis rentré en sixième, ici.

Je me souviens de la première nuit à l’internat.

Je me souviens des déménagements.

Je me souviens du jour où ma mère est rentrée à l’hôpital.

Mounir

19.03.2008

acrostiches avec mots piochés

Suicide, c’est le nom de mon chien

Un bâtard trouvé dans la rue

Il me suit à la trace

C’est mon seul ami

Il est très fidèle mon chien

Dès fois j’essaie de le semer

Et il revient toujours

Suicide, c’est mon seul ami

(Julien)

 

 

F...

U...

G...

U...

Etre enfin chez moi

(Stéphanie)

09.03.2008

Liste des endroits où j’ai dormi (d'après Perec)

Mes nuits :

Nuits blanches

Nuits trop longues

Nuits trop courtes

Nuits attaché au lit

Nuits dans la cellule

Nuits avec cauchemars

Nuits avec violence

Nuits attaché au lit, encore

Nuits tout seul

Toujours

(Rémy)

 

J’ai dormi :

sur la moquette

dans la roulotte

dans la caravane

sur le carrelage

à l’hôpital

dans le placard

jamais dans mon lit

(Laura)